mardi, janvier 02, 2007

Une Goutte

Souffler promptement la flamme d'une bougie
Il suffit d'un vent ténébreux, houleux, ardent
C'est que je n'ai pu retenir cette magie
Qui s'échappait si doucement de mon corps blanc

C'est ainsi que je me suis disloquée
Telle une flaque d'amour trop saignée
De chair fraîche, oui, encore et pour toujours
Qui me brûle le ventre chaque jour

Parce que j'en ai rêvé chaque nuit
Parce que je l'ai attendue la nuit
Cette petite goutte qui est là
Elle quitte mon corps et puis s'en va

Pour tomber à terre loin de ma prière
Sans bougie, sans couleur et sans lumière
Sans chaleur, elle s'évapore seule
Pour disparaître sous son linceul

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