jeudi, août 16, 2007

Fascination

Cette musique qui me donne envie d'écrire aujourd'hui me poursuit jusque dans mes rêves. Dans mes rêves, oui la nuit, là où mon inconscient dérobe tout ce qui assiège mon être, mes envies, cachées, soudainement dévoilées, presque violées. J'aimerais pouvoir tout contrôler, j’aurais toujours aimé pouvoir tout contrôler, mais je suis consciente qu’il m’est totalement impossible, à ce moment précis là, celui où les songes m'emportent très loin, de rester maitre de moi. Je devrais aimer cette idée, je devrais enfin lâcher prise... Mais non, apparemment non, je n’en suis pas capable. Me laisser porter ne me ressemble pas. Je ne suis pas celle que j'aurais aimé être. J'aurais aimé me poser moins de questions, j'aurais aimé être moins soucieuse, moins peureuse, plus légère, plus audacieuse… Savoir me libérer d’un voile qui m’aveugle. Alors, j'aurais certainement pu conquérir celui que je n'ai jamais eu. Celui qui n'a pu m’offrir que ses lèvres et son corps. Celui dont le coeur est ouvert à une autre aujourd'hui. Et là, je réalise que je me suis trompée, que la musique pourrait être mon homme. C'est sans elle que je ne pourrais pas vivre, ni travailler. C'est avec elle que je mange, dors, cours, danse… Je ne me lasserai jamais de certains airs, ni de certaines mélodies qui me transportent si loin que j’ai toujours le sentiment de les entendre pour la première fois. La musique est mon compagnon. L’homme qui fait la musique est mon compagnon. L’homme et la musique ne font qu’un… C’est ta musique que j’aime, alors c’est toi que j’aime… J'ai rêvé de toi cette nuit, je te l’ai déjà dit tout à l’heure, mais tu ne m’écoutes jamais... J’ai rêvé de toi, oui ; ton ombre, ta voix, ton timbre, tes mots, tout, ton corps, tes gestes... J’ai vu ton visage, tes yeux rien que pour moi, j’ai vu se dessiner devant moi ses traits si durs et maladroitement soulignés. Tu n'es pas beau, mais c'est ta laideur que j'aime. Elle est tellement belle. Elle compose cette musique spirituelle et sombre à la fois, ornée de paroles sanglantes et tourmentées... Je les aime autant que toi, ton art te domine. Ton art ? Toi ?
Je sais ce que les gens pensent, et je les comprends... Parce que ce n'est pas la première fois... Cette fascination de l'artiste.... Je suis une fascinée, toujours.... Fascinée par l’autre, j'ai besoin de ça pour exister, pour vivre.
C'est ainsi... Je devine, à travers tout, la vie, j'essaie de la prendre comme elle vient, pour certaines choses, par pour toutes, mais au moins j'y arrive, parfois.... Allez, je pense à toi... Orange ? Pourquoi orange dis-moi... J'aimerais être l'ange qui passe et que tu attends, celui qui se regarde devant la glace et qui attend, qui a vu les années défiler devant elle et voler son insouciance... Je te quitte même si (parce que) ton image est ancrée là en moi...
Juste une chose... Ne les laisse pas aboyer trop fort, je t’en voudrais qu’ils me réveillent encore une fois.
C’est toi que j'attends...

mardi, janvier 23, 2007

Reveille-toi

Petite lumière qui scintille au milieu du ciel, je te vois, j'aimerais pouvoir t'attraper... Mais celui qui dort à coté de moi, m'en empêche, il ne croit pas en toi. C'est parce qu'il ne voit rien. Il dort. Toujours. Il dort les yeux ouverts. Il vit les yeux fermés. Son coeur est dans le coma, il faudrait que la mer arrive à le faire chavirer, mais je crois qu'elle n'est pas assez douée pour... Personne ne le serait je crois bien. Je te demande de le réveiller, de m'aider à retrouver cette personne qui s'est perdue. Le temps passe tellement vite. Dis-moi, puisque tu en es une, une étoile aurait-elle le pouvoir de m'offrir ce que je lui demande? C'est que le soleil est trop violent pour aider notre ami à recouvrer la vue... Depuis longtemps je te dis, petite étoile, le garçon n'a plus de larmes dans les yeux. Rien ne coule, rien n'apparait sur ses pupilles. tout est sec... Maintenant il fait nuit, et je suis seule à côté de lui, vieille défraîchie, j'attends ...
...Mon ventre a gonflé plusieurs fois et tu l'as réfusé. Tu aurais pu me crier dessus, me frapper le ventre, sans jamais me demander pardon, je ne t'en aurais pas voulu... Pardon... C'est un mot que tu ne connais pas... mais n'aies pas peur de dire les choses, moi je sais me contenter d'un rien, d'une violence verbale... tant que tu es là, avec moi. Seulement l'heure tourne et mon horloge biologique ne me laisse pas le choix...
Tu ne me laisses pas non plus le choix, mais s'il te plait réveille-toi, ne serait-ce qu'un instant, pour lever tes yeux et regarder l'étoile, elle scintille pour nous, je veux le voir mon ventre gonfler, au moins une fois...

dimanche, janvier 07, 2007

À table

Elle me dit qu'elle a été trop bonne d'attendre
Qu'elle aurait pu avoir des amants à la pelle
Mais qu'au lieu de ça, elle n'a fait que de se méprendre
Jusqu'à ne plus se retrouver telle qu'elle
M'avait connu, mais ça remonte aux calendes
Et que depuis elle en avait soupé du fiel
Que les bons moments que l'on aurait pu prendre
On les a vu passer depuis longtemps dans le ciel

Elle me dit que si ma tête essayait un jour de comprendre
Ce qui peut bien se passer en elle
Elle gonflerait sûrement jusqu'à se fendre
Car je ne suis pas des plus spirituels
Et que mes amis sont bons à aller se faire pendre
Qu'on est tous bons qu'à foutre le bordel
Et qu'à mon âge je devrais quand même apprendre
Que je n'ai pas grand-chose pour moi et rien pour elle

Elle trouve ça drôle alors elle rit
Je ris aussi, mais moi c'est les nerfs

Elle me dit que je ne suis pas fait pour surprendre
Qu'on voit de loin toutes mes ficelles
Et quand j'essaie parfois d'être tendre
Elle voit le briquet mais pas l'étincelle

Elle me dit que quand elle pense elle se demande
Comment elle n'a pas coulé avant une bielle
Dire qu'à une époque elle me pensait capable de lui apprendre
Des trucs comme qu'est-ce qui se passe au ciel

Elle trouve ça drôle alors elle rit
Je ris aussi, mais moi c'est les nerfs

D'après Toi... CM

L'épine

C'est une épine qui m'a piquée en plein coeur
Elle s'est enfoncée, m'a brûlée, aveuglée
Telle une morsure à la forme d'une fleur
Fânée, appauvrie et longtemps mal arrosée

Puisque le coeur ne parvient à cesser de battre
Sous les coups d'une pointe violente, affinée
Prends soin de ne pas trop te laisser entraîner
Par Le Roi, ce sentiment Si difficile à combattre

Toi seule peut parvenir
À choisir entre la foi
Le malheur, et le plaisir
De revivre, bien avec toi

mardi, janvier 02, 2007

La lettre

C'est une maison qu'on avait oubliée. Car elle a dit qu'elle se souvenait de la couleur des volets. Moi je suis sure que ce n'est pas la même. Mais tu sais comment sont les choses qu'on aime. On a beau les repeindre...
Le vent s'est levée lundi et je suis contente.
Je t'écris ma cinquième lettre et je m'attends à ton cinquième silence...
J'entends toute la famille qui vit et qui rit en bas. Et si je t'écris que je suis trsite c'est malhonette, mais je le sais. Je ne te reverrai pas et je le sais ausi. Et pourtant je voudrais qu'on me dise où tu es. Où tu es? Tu vis et tu ne réponds pas.
J'ai acheté deux robes. Une petit bleu et une petite blanche.
Ce n'est pas vrai je n'ai rien acheté. Mais je dirais n'importe koi pour te parler de moi.
Ce n'est pas ton indifférence qui me tourmente, c'est le nom que je lui donne: La rancune. L'oubli
Lui sera toujours lui. Et toi tu seras toujours toi...
Qui m'emmene sans m'emporter,
qui me tient s'en me prendre,
et qui m'aime sans me vouloir.

D'après C & R

Une Goutte

Souffler promptement la flamme d'une bougie
Il suffit d'un vent ténébreux, houleux, ardent
C'est que je n'ai pu retenir cette magie
Qui s'échappait si doucement de mon corps blanc

C'est ainsi que je me suis disloquée
Telle une flaque d'amour trop saignée
De chair fraîche, oui, encore et pour toujours
Qui me brûle le ventre chaque jour

Parce que j'en ai rêvé chaque nuit
Parce que je l'ai attendue la nuit
Cette petite goutte qui est là
Elle quitte mon corps et puis s'en va

Pour tomber à terre loin de ma prière
Sans bougie, sans couleur et sans lumière
Sans chaleur, elle s'évapore seule
Pour disparaître sous son linceul

lundi, janvier 01, 2007

Et Si...

Je te disais que j'aime ton souffle dans mon cou, qu'il me fait perdre la tête...
Si je te disais que ton parfum animal, je pourrais le boire sur ta peau...
Moite, chaude, brûlante même...
Parce que cette odeur te ressemble. Elle est incrustée en toi, fait partie de toi, de ton être, de ta chair... Tendre. Fraîche.
À MOI.
Dans ma peau.
À ce moment précis.
Et si je pleurais après t'entendre me dire ses mots... J'aimerais t'entendre me les répéter.
S'il te plait.
Dans un souffle, encore.
Si j'avais pu te prendre dans mes bras tout de suite, sans attendre.
Si j'avais pu te dire ce que je pensais à ce moment.
Et si je pouvais maintenant hurler que tu as raison.
Si demain, je partais sans dire aurevoir
Si je ne caressais plus cette ligne blanche qui traverse ton crâne
Si j'étais normale...
Et si. Pourquoi?