mardi, décembre 26, 2006

Dans le Vide

Depuis que je suis arrivé ici, il m'est arrivé quelque chose qui ne m'était pas arrivé depuis... Longtemps.
J'ai tout le temps envie de vous prendre dans mes bras, de vous... de vous toucher.
(Voilà)
Je suis amoureux de vous.
Voilà!
Je sais que je dis ça dans le vide.
Mais ça me soulage de le dire.

D'après Un MF.

dimanche, décembre 24, 2006

Songe d'une nuit d'hiver

Embarquée, sur une étrange barque, celle de la nuit, elle gravit les étages. Il fait froid. Mais elle ne sent pas la froidure déposée, installée, incrustée sur son visage. Ce n'est pas normal. Elle sait pourquoi, ne veut pas y penser, ne veut se l'avouer, préfère continuer. Elle lève les yeux au ciel, et découvre petit à petit le monstre. Puis il s'en va, et revient, à travers les arbres, entre les immeubles. Magie, beauté, grâce. La musique dans les oreilles suit le rythme de ses pas. Les sons, les instruments représentent le monument, sa beauté reflète sur les harmonies. C'est là que l'orgue retentit plus fort dans ses oreilles... En echos; les cloches, les vibrations. Elle avance, essoufflée, sa croix dans la main et non plus allongée dessus, pour arriver avant la fin de ce passage mystique devant l'église. Elle contracte ses doigts, mais ne sent pas la douleur que lui provoque le bois, la croix est finement taillée, ciselée... Elle saigne.
Les larmes lui montent aux yeux, son nez coule, l'émotion la ravage, la brûle... La pique.
Une beauté rare, étouffante, il faudrait qu'un orage gronde pour enrouer la musique, pour inonder cette image, pour brouiller les scintillements, pour éteindre...
Ne hurle pas, même si l'envie te prend, même si tu sens que tu ne peux pas faire autrement. Soupire, respire, tombe, allonge-toi, assieds-toi, dors s'il le faut, mais ne hurle pas, tu sais que personne ne t'entendra, il fait nuit, il fait froid, et l'église détruit tout sur son passage, elle t'écrase, tout le monde ne regarde qu'elle.
Elle le sait.
Elle est très douée.
Son coeur, elle plus gros que le tien, mais il n'y a rien à l'intérieur. Petit coeur, plein d'amour.
Tu sors ton appareil photo, pour la flashée, car tu es plus intelligente qu'elle. Tu ne vas pas te mettre en conccurence, ça ne sert à rien.
Elle t'attendait et elle vient de t'offrir le meilleur d'elle-même... Regarde.

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Maintenant, ouvre ta main, soigne ta blessure. Ton sang coule, la plaie est ouverte, désinfecte. Je pense que tu ferais mieux de m'écouter un peu... Fais-moi confiance.
Tu verras, tu auras un peu moins mal.

samedi, décembre 16, 2006

Entre Musique et Songe

C'est un Corps
Plein d'alcool
Enivré
Enfiévré
Seul
Délicat... Qui s'endort, et s'engouffre...
Profondément.
Le songe est loin du soleil, d'une étincelle, d'un regard... Plus près des pensées, des idées, des images... Rien de concret. Comme une mélodie qui viendrait se plonger dans une oreille, demander de scintiller, sans qu'on ne puisse l'attraper. Les notes volent, s'envolent, mais nous échappent, tant elles sont infinies, tant elles ont l'âme rebelle... Parce qu'elle s'enchaînent, parce qu'elles sont en pleine courses... Un cheval qui galoppe. Fier.
Oui
Et ce corps qui sombre, aime les étoiles
Les notes ont la couleur de l'Or
Oui, couleur de la première marche
Vainqueur
Elles brillent
Des bijoux
Avant la nuit...
Parce que les songes existent la nuit.
À moins d'une sièste.
Mais les songes qui concrétisent nos envies sont plus vivants la nuit. Encore un piano qui monte et descend. Rythme, et là je me sens enivrée parce que je sais qu'au bout, je trouverai la vérité, la vraie vérité de mes songes. ceux qui me hantent toute la journée. Ceux qui me bouffe et me prennent toute mon énergie. C'est en eux que je trouverai la solution, et si les notes volées sur un piano ne m'éveillent pas au matin, je ne peux pas vivre, je ne peux pas respirer. J'ai besoin delles.
Mes guides
Ma musique et mes songes....
Enchaînés
Comment expliquer?
Fredonnés?
Non.
Valse.
Oui.
En quelque sorte.
Je pourrais en parler des heures.
La musique va avec mes songes. J'aimerais rêver en musique. En piano. En violon.
Une envolée lyrique me donne les larmes aux yeux comme le souvenir d'un rêve me donne une boule à la gorge, réveillée, agacée, j'ai envie de pleurer... Je ne peux pas.
Alors je souris...
Je me réveille.
Toujours ce corps.
Gueule de bois.

mardi, décembre 12, 2006

Rosalie entre dans sa page

C'est une page blanche qu'elle a décidé de prendre entre ses mains, avant de la poser devant elle. Oui, une page qui reflèterait son état, sa vie, ses pensées... Une sorte de vide irréfutable. Une sorte de vide immuable, dans lequel on pourrait plonger les yeux fermés. On sait qu'on tomberait dans un trou infini, espérant trouver au bout la lumière... Elle donnerait des lettres aux mots, des mots aux phrases, du noir sur la page... Pour l'instant il n'en est rien... La page est toujours blanche oui... Un violon sans corde, une note sans son, un roman sans titre, un film sans image. Du silence dans les mots.
Pas de crayon entre les mains. Elles n'ont même pas la force de bouger après tout, pas la force d'écrire, blocage. Et pourtant les mots fusent, les mots bouleversent, les mots traversent une petite tête écervelée, petite tête perdue. Gagnante ou perdante, peu importe, Rosalie est juste surprise de découvrir en face d'elle, un visage rougit par la gêne, un regard brillant... Les paroles fusaient hier, sans timidité, sans voile.
Rosalie devrait finalement prendre deux feuilles pour exposer ces deux personnalités si différentes et si paradoxales.
Face à elle, deux pages blanches...
Et c'est un tourbillon de notes qui frolle ses oreilles pour venir se déposer sur le papier. Elle arrive a dire, à marquer, à encrer, à dévoiler, à donner...
Elle entre dans la page, pour lui donner toute son âme.
C'est ainsi.