mardi, septembre 26, 2006

Unique

Enfant seule, si indépedante et oisive
Ne pense pas souffrir de cette solitude
Elle s'envole, plane, plonge dans la rive
Qui semblerait l'amener vers la plénitude

Le partage, l'échange, le regard... et si
Quelqu'un voyait, si quelqu'un lui prenait la main
Sans laisser tomber au sol des ongles défréchis
Trop longtemps gardés sur un pouce humide et fin

Son seul ami, son seul compagnon, c'est à lui
Qu'elle a offert ses services et sa tendresse.
Maintenant il souffre. Arraché et rougi...
Mort, éteint, il ne peut plus lui donner l'ivresse.

Elle est unique, et le restera,
Son meilleur ami ne sera plus là.
Et le foetus déchu a tout gaché
Malgré lui, certes, il n'a rien demandé...

Ni à vivre, ni à mourir
Ni à battre, ni à sortir
Violemment d'un ventre creux
Maigre, décharné, et osseux.

Unique, je suis.
Je t'écoute.
Je ne peux pas t'attendre, ni t'espérer.
Alors je t'écoute.

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