dimanche, juillet 16, 2006

Comme un fantôme

Comme un fantôme il rode, il plane au-dessus des autres. Il plane au-dessus d'elles... Toutes les autres... Sauf Rosalie. Il laisse verser des larmes, sans cesse, sans remord. Il s'en moque. Il vole, sans même se rendre compte, le plus profond de chacune. Il détient les secrets, les mystères, les blessures, et les oublie, tant il est transparent et insensible. Un fantôme. Rosalie regarde, Rosalie croise, et tremble, parce qu'elle a peur d'être hantée à tout jamais. Un mouvement de tête fais jaillir tout son sang à travers ses pauvres petites veines fragiles. Putain ce qu'elle a mal! Elle voudrait crier, et sortir, courir pour se foutre au milieu de la chaussée et gueuler sa haine... ne pas la dégueuler... Elle ne voudrait pas se salir.
Rosalie détourne, chiale, tremble, ouais, elle en chie, elle en a des crampes...
Il va trop vite, il fait peur à tout le monde. Une fusée, en fait. C'est étrange d'aller toujours si vite, sans même exister. Sans vie... Mais il est mort tu crois? Si oui, ça veut dire que les fantômes existent alors... La preuve, oui, puisqu'il sommeille en toi... Les fantômes de pensent pas.
Tu ne le reverras que quand tu seras morte Rosalie, dans un autre monde, meilleur certainement, et là tu seras enfin heureuse. Les secrets, les mystères n'existeront plus, il n'y aura plus de tabou, plus de souffrance ni même de plaisir, mais là au moins le fantôme ne sera plus fantôme il sera réel... Il sera vrai.
Ta réalité.
Ta vérité.

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