Si sensible, Si fragile
Bouffée d'amour impossible
Arrachée, dévergondée
Déjà déshabituée
Perdue, et si inconnue
D'elle même elle s'est tue
Pour ne perdre de son sein
Que la raison de sa faim
Le lait et non pas l'amour
Qui sera sain pour toujours
vendredi, avril 21, 2006
samedi, avril 15, 2006
Rosalie a froid
Elle essaie de fermer son anorak pour essayer de garder la chaleur en elle, tant il fait froid dehors. Mais la fermeture éclair est bloquée. Elle n'y arrive pas. Elle se retrouve livrée au gèle, les mains rouges, presque craquantes et fissurées. Certaines plaies étaient pourtant fermées, mais il fait si froid qu'elles se rouvrent au moindre coup de vent. Un vent glacial qui vient se glisser en elle. Pas sur elle, non, en elle.
Elle a mal, forcément. Elle essaie de se réchauffer en frottant sa main sur elle, sur son corps et sur son coeur. Mais rien n'y fait. Impossible de retrouver la chaleur qu'elle a connu et qui lui plaisait tant. Celle qui la faisait transpirer mais qui la ressourçait. Elle espère, elle pense avoir raison d'attendre le retour de la bonne saison, la haute. Certains (pour ne pas dire beaucoup) pensent que ce n'est pas une solution. Autant retourner là où il fait beau, là où l'on est certain de trouver le soleil et d'avoir chaud, que d'attendre ici, là où il fait froid, et où le corps est attaqué. Plus il fera froid et plus l'âme le sera. N'est-ce pas un peu dangereux? Ne faudrait-il pas déménager, trouver un Pays plus chaud, et se laisser bronzer à travers les rayons du soleil, notre étoile préférée, laisser la chaleur se déposer sur le corps et sentir quelques goutelettes de transpiration se former entre les deux seins.
Rosalie ne sait plus. De quelle manière veut-elle transpirer? De cette manière là, ou d'une autre. Elle semble préférer l'autre puisqu'elle reste dans son Pays, gelée. Pour se faire mal peut-être, pour attendre sûrement.
Mais Rosalie est assez forte pour ne pas MOURIR de froid.
Elle a mal, forcément. Elle essaie de se réchauffer en frottant sa main sur elle, sur son corps et sur son coeur. Mais rien n'y fait. Impossible de retrouver la chaleur qu'elle a connu et qui lui plaisait tant. Celle qui la faisait transpirer mais qui la ressourçait. Elle espère, elle pense avoir raison d'attendre le retour de la bonne saison, la haute. Certains (pour ne pas dire beaucoup) pensent que ce n'est pas une solution. Autant retourner là où il fait beau, là où l'on est certain de trouver le soleil et d'avoir chaud, que d'attendre ici, là où il fait froid, et où le corps est attaqué. Plus il fera froid et plus l'âme le sera. N'est-ce pas un peu dangereux? Ne faudrait-il pas déménager, trouver un Pays plus chaud, et se laisser bronzer à travers les rayons du soleil, notre étoile préférée, laisser la chaleur se déposer sur le corps et sentir quelques goutelettes de transpiration se former entre les deux seins.
Rosalie ne sait plus. De quelle manière veut-elle transpirer? De cette manière là, ou d'une autre. Elle semble préférer l'autre puisqu'elle reste dans son Pays, gelée. Pour se faire mal peut-être, pour attendre sûrement.
Mais Rosalie est assez forte pour ne pas MOURIR de froid.
dimanche, avril 02, 2006
Eux non plus
Ils n'étaient en effet pas fait pour se rencontrer. Eux non plus.
Souvenez-vous de ce message que j'avais écrit, il y a quelques mois de cela (ici) Deux êtres, dont les caractères et les vies ne les destinaient pas à se connaître, se sont aimés. Aimés d'un amour déchirant. Il lui a courue après, il l'a voulue, puis il s'est noyé dans cet amour. Comme s'il ne pouvait plus sortir de l'eau, englouti dans une vague trop violente. Est-ce que l'amour a réellement avoir avec tout cela? Certainement pas. Peut-être que l'égoïsme emporte sur le sentiment tant cherché de nous tous... Chacun se bat contre lui-même pour essayer d'exister à travers l'autre. Alors c'est violent, parce que personne ne se reconnait plus, parce que tout le monde a peur de se perdre.
Eux deux n'étaient pas fait pour se rencontrer, et pourtant si ce n'est un aimant qui les attire, est-ce un nouveau sentiment que seul la rancoeur connaît? On ne se comprend pas. Les hommes et les femmes sont si différents. Si d'un mal-être il est envahi, qu'il ne le propage donc pas. Même s'il est conscient, même s'il dit OUI, même s'il doit aimer, qu'il ne donne pas de mauvaises herbes. Comment peut-on réussir à entretenir un jardin rempli de mauvaises herbes, fânées avant l'heure. Il faut laisser la liberté au jardinier de travailler sa terre... pour pouvoir bien récolter. Avec du beau temps. Avec de la pluie. Un peu. Juste ce qu'il faut.
Dans l'autre histoire, elle rencontrait l'homme dans un accident de voiture. Ce fut un accident. Dans cette nouvelle histoire, la rencontre est elle-même un accident, une erreur, un manque. Il a manqué, il a raté, avant d'avoir tout gâché.
Tant pis.
Eux deux n'étaient pas fait pour se rencontrer, et pourtant si ce n'est un aimant qui les attire, est-ce un nouveau sentiment que seul la rancoeur connaît? On ne se comprend pas. Les hommes et les femmes sont si différents. Si d'un mal-être il est envahi, qu'il ne le propage donc pas. Même s'il est conscient, même s'il dit OUI, même s'il doit aimer, qu'il ne donne pas de mauvaises herbes. Comment peut-on réussir à entretenir un jardin rempli de mauvaises herbes, fânées avant l'heure. Il faut laisser la liberté au jardinier de travailler sa terre... pour pouvoir bien récolter. Avec du beau temps. Avec de la pluie. Un peu. Juste ce qu'il faut.
Dans l'autre histoire, elle rencontrait l'homme dans un accident de voiture. Ce fut un accident. Dans cette nouvelle histoire, la rencontre est elle-même un accident, une erreur, un manque. Il a manqué, il a raté, avant d'avoir tout gâché.
Tant pis.
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