Elle a longtemps marché, essayé de comprendre ce qui lui a traversé l'esprit, de comprendre pourquoi elle y est allée. Pourquoi a-t-elle fait ça? Elle n'y pense que sensiblement. Concrètement, elle fondrait en larmes. Elle a mal, mal au coeur. Depuis qu'elle a quitté le lieu du péché, il bat étrangement, comme pour la punir, comme en une crise de tachycardie. Elle est fatiguée et s'assied sur un banc. Les pieds mouillés par les feuilles mortes tombées des arbres, elle lève ses jambes pour les laisser pendre au dessus du sol; elle regarde ses ballerines noires. Son mari les lui a offertes. Elle aime cette petite sangle couleur argent, carré, au bout. Au magasin elle a préféré celle-ci à l'autre qui n'en avait pas.
Le soleil n'est pas là, le ciel est gris, mais la lumière est claire. Il n'est pas nécessaire pour autant de porter des lunettes de soleil. Elle les retire. Elle ne supporte pas le regard des autres, et semble avoir peur qu'on la reconnaisse. Mais personne ici n'est au courant, personne ne peut deviner. Elle repose les lunettes sur son nez. Elle tremble. Il fait froid dans ce parc, les arbres et les feuilles mouillées par la pluie de cette nuit rafraichissent davantage l'atmosphère.
Va-t-elle rentrée chez elle maintenant? Elle ne peut pas. Elle a peur. Peur que son mari devine.
Elle détache les premiers boutons de son manteau et entre sa tête à l'intérieur pour sentir, pour inhaler l'odeur encore installée sur sa robe. Elle sent la chaleur restée sur son corps. Il faudra vraiment prendre une douche en rentrant. Il est 17h. Il rentrera vers 18h. Il faut y aller.
Dans l'ascenceur qui l'élève jusqu'à son appartement luxueux, elle craque. Elle pleure, se sent sale et se dégoute.
Elle déboutonne son manteau, manteau de marque, dézippe sa robe verte, couleur de l'espérance, retire son fond de robe et ses sous vêtements, avant de les jeter dans le feu, tout juste allumé par la femme de ménage. Elle vient de partir. Elle part tous les jours à 17h. Elle ne voulait pas la voir. Elle a fait exprès de rentrer juste après.
Elle se regarde dans la glace et remarque les marques de maquillage que ses larmes ont tracées. la blondeur de ses cheveux, le vert de ses yeux encore rouges, sa fine bouche, elle regarde tout, observe tout de ce visage coupable, de son visage qui, tout à l'heure s'est transformé sous les vertiges du plaisir. Elle le retrouve comme elle l'a trouvé ce matin, éteind. Elle a dû être si belle tout à l'heure.
Le soleil n'est pas là, le ciel est gris, mais la lumière est claire. Il n'est pas nécessaire pour autant de porter des lunettes de soleil. Elle les retire. Elle ne supporte pas le regard des autres, et semble avoir peur qu'on la reconnaisse. Mais personne ici n'est au courant, personne ne peut deviner. Elle repose les lunettes sur son nez. Elle tremble. Il fait froid dans ce parc, les arbres et les feuilles mouillées par la pluie de cette nuit rafraichissent davantage l'atmosphère.
Va-t-elle rentrée chez elle maintenant? Elle ne peut pas. Elle a peur. Peur que son mari devine.
Elle détache les premiers boutons de son manteau et entre sa tête à l'intérieur pour sentir, pour inhaler l'odeur encore installée sur sa robe. Elle sent la chaleur restée sur son corps. Il faudra vraiment prendre une douche en rentrant. Il est 17h. Il rentrera vers 18h. Il faut y aller.
Dans l'ascenceur qui l'élève jusqu'à son appartement luxueux, elle craque. Elle pleure, se sent sale et se dégoute.
Elle déboutonne son manteau, manteau de marque, dézippe sa robe verte, couleur de l'espérance, retire son fond de robe et ses sous vêtements, avant de les jeter dans le feu, tout juste allumé par la femme de ménage. Elle vient de partir. Elle part tous les jours à 17h. Elle ne voulait pas la voir. Elle a fait exprès de rentrer juste après.
Elle se regarde dans la glace et remarque les marques de maquillage que ses larmes ont tracées. la blondeur de ses cheveux, le vert de ses yeux encore rouges, sa fine bouche, elle regarde tout, observe tout de ce visage coupable, de son visage qui, tout à l'heure s'est transformé sous les vertiges du plaisir. Elle le retrouve comme elle l'a trouvé ce matin, éteind. Elle a dû être si belle tout à l'heure.
3 commentaires:
Qui est cette Belle de Jour, au fond? Beaucoup de mystère, toujours, au sujet des protagonistes dont on ne sait presque rien (âge, situation... etc) mais dont on devine tout. En fait j'aime énormément la manière dont tu t'infiltres dans l'esprit de tes personnages. On connaît toutes leurs pensées, leurs désirs, leurs frustrations. Mais l'enigme demeure.Ton texte me laisse un arrièe-goût de nostalgie... Félicitations! Bisous
ma première impression est l'image de deux personnages dont l'un cacherait l'autre, mais peut-être me trompej.
De lire la "doudou" me laissera décidément "QUOI" comme la chanson de Jane B et c'est vrai on reste toujours sur sa fin.... que dire sinon Bravo, étonne nous encore et encore.
Merci à cet utilisateur inconnu, qui a l'air d'être souvent le même... Jme trompe? En tout cas, jle trouve aussi mystérieux que son nom. Peu importe, l'important ici est le mot et son sens et, je suis touchée par ces compliments. Autant que les tiens, Lauren, les plus fidèles, et ma plus fidèle commentatrice!!!MERCI ENCORE ET TOUJOURS!
Enregistrer un commentaire