S'arracher le coeur et le percer de ce pic à glace resté pendant 10 ans, figé dans le congélateur. Il gicle de son sang trop longtemps rester intact, ayant cessé de battre, ne vivant plus... Il reprend sa place, sa chair dépasse, il palpite péniblement désormais, son rythme est saccadé, contracté, je le vois difficilement onduler sous la peau et c'est tout salement rassasié qu'il redécouvre la vie, comme avant. Mais que la vie lui semble morose. Le chagrin qui l'a emporté pendant tout ce temps le ramène à cet état de somnolence qui ne lui permet plus de s'épanouir comme alors.
Sinistre âme que celle qui l'attache au ciel, duquel il veut descendre, pour respirer pleinement le bon air du bonheur, mais il est comme aimanté vers l'infini, l'au-delà, il lui semble que l'enfer est proche, il ne le mérite pas. Il ne mérite pas de perdre de ce qui le fait vivre, il se consume et se vide de son essence. Son essence est rouge... Rouge comme la fièvre , rouge comme comme la robe de celle qu'il empêche de vivre, rouge comme le feu, la braise, le vin, rouge comme ses lèvres, sa bague, ses larmes, rouge comme le sang. Le liquide coule en morceaux, en cailloux, parce que trop longtemps endormi, il a séché. Et il ne desséchera que lorsqu'il pourra rebattre comme la première et dernière fois qu'il en a eu la jouissance.
Je lui laisse le temps, sachant que le temps est précieux, et qu'il angoisse, mais sa patience le rendra plus fort, plus accompli, affirmé, adulte, il sera d'autant plus heureux lorsque cela lui arrivera, je crois en lui, j'ai confiance en lui... Il bât déjà un peu plus, là...
Sinistre âme que celle qui l'attache au ciel, duquel il veut descendre, pour respirer pleinement le bon air du bonheur, mais il est comme aimanté vers l'infini, l'au-delà, il lui semble que l'enfer est proche, il ne le mérite pas. Il ne mérite pas de perdre de ce qui le fait vivre, il se consume et se vide de son essence. Son essence est rouge... Rouge comme la fièvre , rouge comme comme la robe de celle qu'il empêche de vivre, rouge comme le feu, la braise, le vin, rouge comme ses lèvres, sa bague, ses larmes, rouge comme le sang. Le liquide coule en morceaux, en cailloux, parce que trop longtemps endormi, il a séché. Et il ne desséchera que lorsqu'il pourra rebattre comme la première et dernière fois qu'il en a eu la jouissance.
Je lui laisse le temps, sachant que le temps est précieux, et qu'il angoisse, mais sa patience le rendra plus fort, plus accompli, affirmé, adulte, il sera d'autant plus heureux lorsque cela lui arrivera, je crois en lui, j'ai confiance en lui... Il bât déjà un peu plus, là...
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